Le Socle d'Alphonse Allais à la Défense

Il est permis d'y croire si lon en juge par la réponse plutôt encourageante de Bernard Bled, Directeur général de l'Epad La Défense à notre Président Philippe Davis qui lui avait fait part de l'initiative de Charles Charras relayée par Gilles Rousseau et Alain Casabona.
Aux dernières nouvelles ce projet reste d'actualité. Toutefois l'EPAD qui a donné son accord de principe il y a plusieurs mois, est en cours de restructuration(remplacement de l'équipe dirigeante)




Grâce à l'imagination du sculpteur Michel Jouet, la générosité du tailleur de pierre angevin Patrick Bonnel (membres de l'A4) et le travail des élèves de l'École des tailleurs de pierre des Compagnons du Tour de France, le socle du buste d'Alphonse Allais sera prochainement inauguré, sans doute place du Calvaire à Montmartre, rebaptisée : Esplanade Alphonse Allais
Il s'agit d'une pyramide en ardoise bleue de deux mètres de hauteur, posée un peu en biais sur sa pointe, accompagnée des explications suivantes(absolument indispensables)

devant le socle cette inscription
SOCLE DU BUSTE D'ALPHONSE ALLAIS
(voir au verso)
de l'autre coté du socle, la mention suivante

Au moment de commander le buste en bronze, l'Académie Alphonse Allais s'est rendue compte que ce matériau était cher, également trop lourd pour représenter l'esprit de notre héros. Il fut donc décidé de laisser ce socle tel quel.

Une explication complémentaire pourra être ajoutée:

Le socle étant prévu pour la Place du Tertre, à la livraison, le camion a pris le tournant trop vite. Il restera là ou la destinée s'est manifestée.



Les articles de la lettre de l'A4 concernant le socle

Extrait de la lettre de Décembre 2002

Le deuxième acte

C'est pourquoi, le soir même nous avons envoyé, en votre nom, une lettre de félicitations à Alain Decaux en lui demandant- après avoir été l'artisan de l'entrée d'Alexandre au Panthéon - d'être le chantre de l'érection d'Alphonse sur la Butte. Songez à la beauté de ce geste, à cet appel grandiose au cœur du peuple parisien
"Titi, montes là-dessus et tu verras Montmartre,"
Il en est temps en effet: le romantisme sur la. montagne Sainte Geneviève et le sourire au-dessus du Moulin de la Galette, n'est-ce pas ce qui relèvera la France (sans nécessiter le relèvement des impôts parisiens puisque le socle d'A.A, est offert par nos amis tourangeaux)
Voici, pour vous faire frémir, un extrait de notre missive à l'académicien courageux que nous serrons clandestinement dans notre sein: (Comme il m'est aussi cher qu'Alexandre pour Alain qu'il a tutoyé au Panthéon, j'en fais de même, on le fait bien pour Dieu, n'est-ce pas?)
"Cher Alain ...
Il me semble impératif de te suggérer un nouveau challenge que tu es admirablement placé pour entreprendre: faire triompher notre projet de socle du buste d'Alphonse Allais. Il serait très malheureux qu'après que tu aies réussi à faire entrer un écrivain aimé de tous au Panthéon, il n'y ait pas à Montmartre un petit écho de celui qui a fait renaître l'humour sur la Butte. Je t'envoie ci-joint copie du courrier que j'ai adressé à Bertrand Delanoë (est-il en famille avec la dame du même nom qui avait des filles, je crois?)
Le rire et surtout l'humour sont de moins en moins représentés dans notre civilisation, je suis sûr que le Maire de Paris serait ravi de faire - en petit et en souriant- la réplique de la cérémonie du Panthéon, à côté de la Place du Tertre. Et la Coupole du quai Conti ne te tomberait pas sur la tête, car qui mieux que toi pourrait faire le panégyrique de notre Alphonse Allais ?"
Ma lettre, votre missive ! se termine par un sombre pressentiment:
"Que se passerait-il si nous nous voyions obligés de transmettre le socle à nos amis teutons, car il est à craindre qu'il ait alors comme destination finale et pour cale: Hambourg !"
N'hésitez pas à nous transmettre vos propres commentaires que nous irons porter en pèlerinage à visage découvert, et en présence de la presse internationale, à notre Académicien clandestin.

Extrait de la lettre de mai 2003

Les tractations secrètes entre l'Académie, ses agents secrets, ses ambassadeurs itinérants et quelques personnes bien informées, concernant l'autorisation de placer enfin le socle du buste d'A.A. à Montmartre continuent, mais dans une ville où la population hésite entre les joies de la grève en demi-saison et celles de la plage l'été, la colombe de l'Arche sera t'elle bien accueillie à bord de la nef? (allusion calembourdesque aux noms des seuls maîtres à bord de ces deux vaisseaux, l'un biblique, l'autre portant nos élus, qui "fluctuent sans jamais" *); Ou bien le décideur final se sera t'il encore défilé? (de la Bastille à la Nation)

*mergiturer ? est-ce que ça se conjugue?

Extrait de la lettre de juillet/août 2003

Allais ne fait pas le trottoir

Pour l'instant !… ni la rue d'ailleurs, puisque nos demandes répétées auprès de la Mairie de Paris ne reçoivent pas de réponse, l'Académicien Jean Amadou, de surcroît Président d'honneur fondateur de l'A4 aura nous l'espérons une réaction plus rapide que celle que, depuis juillet 2002 nous sollicitons du Maire de Paris. Il nous laisse plutôt sur le sable (Paris Plage bien sur).
Dans sa chronique du samedi matin 19 Juillet à Europe l, Jean Amadou demandait à la Municipalité de donner le nom de notre héros à un "petit bout de rue de Paris". C'est ce que nous suggérons depuis longtemps en même temps que nous proposons d'y installer le fameux socle du buste d'A.A, prêt à sortir des Ardoisière d'Angers, de l'Atelier des élèves Compagnons de Route sous la conduite de son créateur Michel Jouet et la houlette de son bienfaiteur Patrick Bonnel, tailleur de pierres entrepreneur et très entreprenant à Angers. Nous ne vous en parlions plus dans les lettres précédentes car les délais de réalisation de nos deux grands projets: le socle et le Salon du Faux (que nous ne cessons de poursuivre) rappellent fâcheusement le prolongement du boulevard Saint Michel jusqu'à la mer que réclamait Ferdinand Lop au début du siècle précédent.
Un peu d'information sur ce feuilleton aux rebondissements mous: Nous avons multiplié les démarches: Outre la lettre envoyée en juin 2002, le lendemain d'une rencontre fortuite de notre Président avec Bertrand Delanoë à la mairie de Paris, nous avons fait transmettre des copies de cette lettre par des amis personnels du Maire de Paris (dont on peut bien imaginer que la conception des pâtés de sable sur les rives de la Seine est une occupation aussi accaparante que le serait la mer à boire!).
Ainsi Daniel Vaillant, maire de l'Arrondissement de notre siège social le XVIII nous a juré en parler à son ami. De même Jean-Marc Ayrault, qui a été Ie condisciple en classe du sculpteur Michel Jouet. Pour corser l'offensive (mais corser est-ce une bonne idée en ce moment?) nous avons demandé alors l'aide de l'artillerie lourde et historique de notre Académicien clandestin: Alain Decaux. Voici la lettre que celui-ci avait envoyé à l'arche municipale le 19 Décembre 2002.
Monsieur le Maire,
Je vous écris pour la première fois et peut-être allez-vous trouver que j'aurais pu trouver un sujet moins futile. Il en est tant de graves autour de nous!
On peut siéger quai Conti et goûter le merveilleux esprit d'Alphonse Allais. Ses admirateurs sont si ardents qu'ils se réunissent dans une Académie (une autre) dont j'ai l'honneur de faire partie.
Les Amis d'Alphonse Allais se sont mis en tête de faire ériger non pas une statue d'Alphonse Allais -lui-même leur aurait ri au nez- mais le socle de cette statue, clin d'œil parfaitement dans sa manière. Le projet a été établi par un sculpteur-architecte fort connu, Michel Jouet, et nous voudrions le faire ériger à Montmartre.
Le porte-parole de l'Académie Alphonse Allais -on l'appelle parmi nous le haut-parleur- Pierre Arnaud de Chassy-Poulay, par ailleurs créateur de la plupart des grands Son et Lumière dans le monde, vous a écrit en ce sens.
Il souhaiterait connaître l'accueil que la Mairie de. Paris pourrait réserver à ce projet et rencontrer le ou les responsables que vous désigneriez.
Pierre Perret -notre nouvel académicien Allais- et moi même appuyons vivement ce projet.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Maire, l'assurance de mes sentiments les plus dévoués et les plus cordiaux.

Alain Decaux
de l'Académie Française, Ancien ministre.



Réponse dès le 20 janvier 2003
Maître,
Vous avez bien voulu vous faire l'interprète de l'Association des Amis d'Alphonse Allais désireuse de rendre à Montmartre, un hommage fidèle à l'esprit et à l'humour de l'écrivain, consistant à ériger une sculpture représentant un socle renversé.
Vous m'avez informé à cet égard que Pierre Arnaud de Chassy-Poulay, porte-parole de l'académie, m'aurait adressé en ce sens un courrier, je suis au regret de vous indiquer que cette correspondance ne m'est pas parvenue.
Soyez assuré néanmoins que ce projet sera étudié avec le plus grand soin par la Commission chargée d'examiner les propositions d'implantation de statues sur l'espace public.
Je vous prie d'agréer Maître, l'expression de ma considération distinguée.

Bertrand Delanoë

Nous attendons. Nous ne pouvons en effet pas jeter une bouteille à la mer car, comme tous les parisiens, nous restons sur le sable, devant une scène sans baigneurs.

La pyramide continuera de faire le pied de grue!

Extrait de la lettre de novembre 2003

Le socle du buste se profile à l'horizon

Nos anciens adhérents se souviennent de nos efforts incessants afin d'obtenir une réponse de la mairie de Paris à notre demande d'autorisation de lui faire don du socle du buste d'Alphonse Allais, à ériger à coté de notre Siège Social: Place des Filles du Calvaire.
Nous nous étions résolus à répondre à la demande de Jacques Godfrain de l'A4, Député-Maire de Millau (Aveyron) qui proposait d'héberger ce socle sous le plus haut viaduc du monde (en cours de finition) dans une parcelle du territoire de sa ville "exterritorialisée" et renommée Allaisia. Or, nous sommes soudain convoqués à la Mairie du XVIII ème à Paris (notre arrondissement) par deux représentants du peuple: Jean- Marc Ayrault et Claude Vaillant. Le rendez-vous étant fixé au matin même de notre Assemblée Générale, c'est donc au cours de celle-ci que nous pourrons vous annoncer soit des nouvelles fraîches et réconfortantes, soit la déconfiture provisoire de notre offre parisienne.
De toutes façons, un socle du buste d'A.A prendra sans doute place à Millau (après une décision que nous espérons favorable du Conseil Municipal) car ainsi que le disait récemment Jacques Godfrain lui-même: "Toute ville et tout village français se doit d'avoir un socle du buste d'Alphonse Allais. Nous avons des monuments aux morts qui marquent notre reconnaissance et notre souvenir, nous aurons alors un symbole qui nous redonneras le souri re!" (formule suggérée pour son allocution à l'Assemblée Nationale, le jour où il aura pu déposer un projet de loi en ce sens). Les initiés nomment déjà ce futur socle Aveyronnais:
La Vénus de Millau.
L'académicien Charles Charras à proposé que le socle soit déposé à sa position définitive grâce à une nouvelle application du saut à l'élastique, depuis la rambarde du futur viaduc de l'autoroute (250 mètres de dénivellation). Un concours devrait dès à présent être prévu pour adapter les lois de la gravité à cette périlleuse tentative qui rappelle la proposition d' Alphonse Allais de faire traverser la Manche en balançoire, à condition que la fixation de celle-ci soit assez élevée. Est-ce de là que vient l'expression: "raconter des balançoires" ?


Extrait de la lettre de Décembre 2003

Entrevue du socle à la Mairie du XVIII°

Nos démarches multiples viennent de recevoir un écho sous forme de l'entrevue que vient de nous accorder Madame Danielle Fournier, adjointe au Maire du XVIII°, chargée de la culture, en présence de monsieur Bruno Sarre assistant de Bertrand Delannoë, Maire de Paris. Notre délégation, cornaquée par Pierre Arnaud de C.P. était composée de René Métayer Académicien, notre représentant à Montmartre, du sculpteur Michel Jouet et de son épouse, et de Patrick Bonnel qui est le bâtisseur et l'amoureux des belles pierres et des beaux-arts qui se propose de faire cadeau, en votre nom, de la réalisation de la sculpture. Cela, si la Ville nous octroie un emplacement et si elle accepte de prendre à sa charge la préparation du sol selon les normes de ses services techniques.
Les trois angevins (anges radieux de surcroît) avaient fait le voyage spécialement et nous ont remis la maquette du socle qui a fait l'admiration des édiles parisiens et a été ensuite présentée à l'AG.O, A.4 au Salon d'Automne.
Madame Fournier nous a demandé de présenter notre projet dans un petit rapport illustré. Il nous est permis d'espérer une réponse favorable et prochaine. On nous a parlé, entre autres de la création, soutenue par la Mairie d'une nouvelle Association dont le but est de promouvoir les présentations d'œuvres d'art moderne dans la capitale.

Extrait de la lettre de Janvier 2004

Le socle se profile lentement

Nous vous avons parlé dans la dernière lettre de la visite que nous rendions à Madame Danielle Fournier, Maire Adjoint, déléguée à la Culture du 18ème arrondissement, au sujet de l'implantation du socle du buste d'A.A. à Montmartre. La visite fut fort agréable, (bien que les travaux entrepris en l'honneur de notre visite au troisième étage de la Mairie étaient loin d'être achevés) et nous avons reçu récemment un petit mot de Madame Fournier nous confirmant qu'elle avait bien transmis aux diverses personnes concernées notre opuscule présentant le projet.
Elle nous priait de noter que le nouvel organisme l'Art dans la Ville" n'était pas une Association, comme nous l'avons écrit dans la dernière lettre, mais un service de la Direction des Affaires culturelles de la Mairie de Paris. Nous sommes heureux de rectifier notre erreur et puisque Madame Fournier reçoit dorénavant cette lettre, qu'elle soit publiquement remerciée de ses efforts et de parler de notre Association en s'adressant à nous dans les termes suivants: "Chers amis d'A.A."

A suivre (comme dirait.......)