10h45 : Rassemblement des concurrents devant la pharmacie du Passocéan >
Distribution des dossards par Jean-Yves Loriot, l’arbitre officiel

11h15 : Départ

11h20 : Place Alphonse Allais
Alain Casabona est le premier à bondir sur l’estrade qui marque la première pause de ce marathon. Il présente Philippe Géluck, le nouvel académicien Allais (qui se cache derrière le Grand Chancelier)

photo Bertrand Brehoet ©

photo Bertrand Brehoet ©

et Jean-Yves Loriot accueille l’actrice Emmanuelle Bataille dans l’Académie Alphonse Allais.

Le président de l’A4, Philippe Davis, prononça un discours pas du tout à côté de la plaque mais sur la plaque et sous celle-ci vissée au mur.

photo Bertrand Brehoet ©
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photo Bertrand Brehoet ©

Grégoire Lacroix présente Pierre Arnaud de Chassy Poulay qui était présent ici même en 1954 lors de la naissance de l’Académie Alphonse Allais.
Pierre Arnaud nous révèle qu'Alphonse Allais il y a 140 ans exactement alors agé de 11 ans tomba sur cette même place et se rabota les genoux . Avant d'aller chercher de la teinture d'iode chez son pharmacien de père, il s'écria prophétiquement :"Je n'oublierai jamais la pelle du 18 juin"

Le célèbre metteur en ondes devient chef des chœurs et c’est en musique que nous entonnons l’Allaisienne, l’hymne des amis d’Allais dont le public a reçu les paroles.

photo Bertrand Brehoet ©

photo Bertrand Brehoet ©

Le papa du Chat, à peine académichien, dévoile la plaque Alphonse Allais, plaque qu’il essuie consciencieusement avec le voile.

Puis les élèves du groupe de théâtre de l’Ecole Alphonse Allais jouent plusieurs extraits des contes de l’humoriste honfleurais.

photo Bertrand Brehoet ©

photo Xavier Jaillard ©

et entre autres "le Bulletin Financier"

Enfin Jean-Yves Loriot remercie les élèves pour leurs prestations.

photo Bertrand Brehoet ©

photo Bertrand Brehoet ©

Malgré le grand soleil, la scène est bachée par les élèves. Sur ce calicot offert à Philippe Géluck figure la photo de celui-ci entouré par son chat et par Alphy.
Mais il faut reprendre la course

12h : La calèche (fraude ou astuce tolérée ? Les arbitres jugeront)
A la sortie de l’Allée Allais, quelques concurrents (dont les nouveaux Académociens qu'accompagnent Alain Casabona et Jacques Rouland) profite d'une calèche pour rejoindre la Mairie

photo Bertrand Brehoet ©

photo Bertrand Brehoet ©

La calèche mène bon train et derrière, le peloton parle de passe-droit et peine à suivre sur le pont (qui fort heureusement consent à rester à l'horizontale)

12h10 : Mairie de Honfleur
Montée des marches à reculons et à cloche-pied (vieille tradition allaisienne)
Madame Françoise David, l’adjointe au maire chargée de la culture, sortant d’un mariage, marie sur sa lancée et un peu vite M. Géluck et Mme Bataille. Mais tout rentre dans l'ordre.
Philippe Géluck, encore ému nous dévoile que né exactement cent ans aprés Alphonse Allais a 51 ans en 2005, age ou mourut Alphonse Allais. Philippe Géluck a donc décidé de ne plus suivre l'exemple de feu Alphonse Allais. Que tout le monde se rassure le docteur G. se porte comme un chat-rme.
Question : Si un nommé Philippe Allais né en 1854 croise une Alphonsine Géluck née en 1905, quel est l'age du cheval de la calèche ? (Donner la réponse à une décimale et une minute prés)

12h30 : Ravitaillement rapide à la mairie
Quelques petits fours à l'absinthe d'un patissier honfleurais gobés à la volée, un verre pour s’asperger et la course reprend sous un soleil de plomb. (Certains coureurs déploreront l’absence d’éponges et de citrons.)
Descente de l’escalier de l’hôtel de ville sur le dos du cochet de calèche en criant "Hue da !".

photo Bertrand Brehoet ©

12h40 : Transfert en voiture des concurrents vers la terrible Côte de Grâce
(côte de 4eme catégorie allaisienne comportant de nombreux fou-rires mal signalés)


photo Xavier Jaillard ©

13h : Ferme de la Grande Cour-Sapié
Arrivées étalées devant ce charmant hôtel-restaurant normand niché dans un coin de verdure.

Second ravitaillement sur le gazon pendant qu'une troupe de comédiens de Deauville joue un conte d’Alphy.
Le peloton , emmené par un Jean-Paul Rouland dans une forme éblouissante qui présente ses peintures humoristiques sous un kiosque ombragé.

photo Xavier Jaillard ©

13h30 : La dernière ligne droite (parfaitement plane car il n'y a pas de faux plats à la Ferme de la Grande Cour-Sapié)
Je me tiens à l’entrée de la grande salle de restaurant, chronomètre en main.
M et Mme Métayer franchissent les premiers la ligne d’arrivée suivis de près par Mme Davis, l’épouse du président de l’A4.Puis c’est l’arrivée groupée des coureurs. Messieurs Géluck et Casabona arrivent dans un mouchoir de poche et on ne peut pas non plus départager Piboi et Mlle Gautier, les deux dessinateurs du dernier livre sur Alphy.

13h40 : Place au banquet des athlètes dans ce cadre historique (Alphonse Allais Allais et Lucien Guitry venaient faire leur footing chaque dimanche matin à la ferme de la Grande Cour-Sapié.)
Voici quelques-unes des brillantes animations présentées avec humour par Jean-Yves Loriot avec dans le désordre (comme à Deauville) :

- Philippe Géluck monta sur scène pour lire avec émotion un très joli poème qu’une admiratrice venait de lui murmurer

- « Un mot pour un autre » de Jean Tardieu, joué en costumes 1900 par une talentueuse troupe théâtrale normande.
- « La tombola », célèbre sketch d’André Gaillard joué par lui-même.
- Suivi d’un sketch « Sans dessus-dessous » écrit et interprété par Armand Cantano
- Philippe Davis donna sa « langue au chat » et sa voix au chat pitre.
- Grégoire Lacroix, après quelques euphorismes dont il a le secret, rendit hommage à Pierre Arnaud de Chassy Poulay, notre président d’honneur.

Le tout mis en ondes par Pierre Arnaud de Chassy Poulay bien sûr (qui régla lui-même le micro) et qui nous distilla quelques anecdotes historico-comiques.
Ce Ier marathon allaisien d'Honfleur fut un succés magistral sans aucun abandon en course.
Prochaine épreuve prévue : le Triathlon d'Honfleur (traversée du port à la nage, ascension cycliste de la côte de Grâce et final en course à pied jusqu'à la Place Alphonse Allais (et le tout à cheval sur les principes). N’oubliez pas de garder l’entraînement en riant au moins trois fois par jour.


Allaisiennement votre.

Allais-xandre Berton, envoyé spécial et arbitre assistant.



IL A DONNÉ SA LANGUE AU CHAT

Les Allaisiens aiment le chat
Qu'il accoucha du bout des doigts ;
Rabelaisien, un brin matois,
L'Académie le fait Pacha.

Elle ratifie le choix d'un cha-
-cadémicien de bon aloi ;
Un vrai défi d'aristo-chat
Qui, tôt, fit sien le contre-emploi.

C'est d'un chat " pitre " dont s'enticha
Notre Chapitre en grand arroi ;
Sa chaste épître, prêchi-prêcha,
Toucha l'arbitre de l'endroit.

Allais s'éprit du grand Sacha,
Le fier élu qui prit sa voie ;
Philippe Geluck donne à son chat
Le même esprit, la même voix.

En appelant un chat un chat,
Lui enseignant le bon françois,
Il a donné sa langue au chat
Et a chassé son quant-à-soi.

La vie sourit à ce gros chat,
Audimatou de la télé ;
Il convenait qu'il décrochât
Le premier prix Alphonse Allais.


Philippe DAVIS
Président de l'Association des Amis d'Alphonse Allais


" Lorsque mon chat est assoiffé, il fonce au lait " (Chat, tôt brillant)