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IL A DONNÉ SA LANGUE AU CHAT
Les Allaisiens aiment le chat
Qu'il accoucha du bout des doigts ;
Rabelaisien, un brin matois,
L'Académie le fait Pacha.
Elle ratifie le choix d'un cha-
-cadémicien de bon aloi ;
Un vrai défi d'aristo-chat
Qui, tôt, fit sien le contre-emploi.
C'est d'un chat " pitre " dont s'enticha
Notre Chapitre en grand arroi ;
Sa chaste épître, prêchi-prêcha,
Toucha l'arbitre de l'endroit.
Allais s'éprit du grand Sacha,
Le fier élu qui prit sa voie ;
Philippe Geluck donne à son chat
Le même esprit, la même voix.
En appelant un chat un chat,
Lui enseignant le bon françois,
Il a donné sa langue au chat
Et a chassé son quant-à-soi.
La vie sourit à ce gros chat,
Audimatou de la télé ;
Il convenait qu'il décrochât
Le premier prix Alphonse Allais.
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