L'actu du mois : la planète transpire, les ours aussi.
Excepté quelques irréductibles Gaulois, plus personne ne nie la réalité du changement climatique qui tracasse notre pauvre planète. Notre
globe transpire, monte en température, affolant les thermomètres, multipliant les journées caniculaires même dans les petites villes,
menaçant de disparition sans retour certains dinosaures de notre siècle.
Monsieur Hulot l'a dit (non pas mon oncle, l'autre : Nicolas) s'armant de thèses écologistes et tatinesques : l'ours polaire est menacé
de disparition à cause du réchauffement climatique.
Mais question posée : pourquoi l'ours blanc est-il blanc ?
Le zoologiste bien connu, Alphonse Allais, dans sa thèse La Question des ours blancs devant le Captain Cap, nous fournit la réponse :
- Les ours blancs sont blancs parce que ce sont de vieux ours.
- Mais pourtant les jeunes ? vous entends-je dire.
-Il n'y a pas de jeunes ours blancs. Tous les ours blancs sont de vieux ours, comme les hommes qui ont des cheveux blancs sont de vieux
hommes. L'ours en général est un plantigrade extrêmement avisé et fort entendu pour tout ce qui concerne l'hygiène et la santé. Dès qu'un
ours quelconque, brun, noir, gris, se sent vieillir, dès qu'il aperçoit dans sa fourrure les premiers poils blancs, oh alors, il ne fait
ni une ni deux : il file dans la direction du Nord, sachant parfaitement qu'il n'y a qu'un procédé pour allonger ses jours : c'est l'eau
frappée !
Jamais de boissons alcoolisées pour les ours, seulement de l'eau frappée.
Et où trouve-t-on, encore pour le moment le plus grand volume d'eau frappée, sinon aux pôles de notre planète ?
C'est pourquoi tous les ours blancs viennent vieillir et mourir doucement dans les régions arctiques. De sorte qu'on aurait droit
d'appeler ce pays "l'arctique" de la mort.
Jean-Yves Loriot
Conservateur-guide-homme d'entretien du Petit musée d'Alphonse
4, place Hamelin
14600 Honfleur