On entendrait sourire les anges.
Les savants sont de grands enfants, etc, etc .... (air connu).
Le fait est connu : notre terre se réchauffe. On annonce la prochaine disparition du Gulf-Stream, la montée des eaux inondant
le Parvis de la Défense à Paris, (dépéchons nous d'y poser le socle du buste d'Alphonse) ou Manhattan transformé en Atlantis.
Le fait est reconnu : il faut refroidir notre planète, avant l'éclat de tous les pyromètres. Le très sérieux magazine Science et Vie,
envisageant le pire, propose des solutions radicales et néanmoins sérieuses, pensées par nos "têtes chercheuses", composées de savants,
de géographes, de calculateurs réunis dans la parfaite entente d'un congrès international.
Lisez :
- Pour diminuer le flux solaire et neutraliser le réchauffement, construire un immense parasol spatial pour mettre la terre à l'ombre.
- Pour rafraîchir l'atmosphère (de quelques degrés seulement, nous précise-t-on), lancer dans l'espace 1 millions de ballons de soufre.
- Pour relancer le Gulf-Stream, construire 8100 plates-formes de pompage et de canons à eau pour projeter 1 million de m3 d'eau salée,
créant ainsi une banquise artificielle.
Authentiquement lu ! La comète de Allais aurait-elle une nuit, éclairé les bureaux d'études ?
Alors pas si débridées les ingénieuses idées de monsieur Alphonse Allais ! Lui qui, déjà proposait de refroidir le Gulf-Stream
(uniquement dans le but, il est vrai, d'embêter les Anglais) ou de déplacer l'Equateur, ligne fictive (n'oublions pas ce détail) vers
les pôles pour les réchauffer.
Qui empêcherait de déplacer cette ligne, puisqu'elle est fictive ?
Mais alors là, évidemment, la montée des eaux crainte dans les siècles à venir serait immédiate.
Surtout, pas-de-bilisme, chers lecteurs ! Allais a prévu.
Supprimons les océans, mers, fleuves et en général les différentes pièces d'eau qui garnissent la surface du globe, en les recouvrant
d'une épaisse couche de liège, grossièrement pulvérisé.
Et alors là, quel résultat !
Plus d'inondations dévastatrices, mais aussi plus de tempêtes, diminuant ainsi le nombre des naufrages et la perte de nos chers marins.
- O combien de marins, combien de grands capitaines .......
Tans pis pour Victor Hugo.
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Le bureau d'étude des potards Allais.

Jean-Yves Loriot
Conservateur-guide-homme d'entretien du Petit musée d'Alphonse
4, place Hamelin
14600 Honfleur